Programmation Opéra / Ballet Saint-Sébastien

VOTRE SAISON
2017-2018

L’Opéra de Paris sera à nouveau à l’honneur chez Cinéville pour une saison qui ravira les amateurs mais
aussi les non-initiés désireux de découvrir un opéra dans des conditions techniques optimales :
son H.D, image numérique au programme pour des directs flamboyants. Cette nouvelle saison
présentée par Alain Duault avant chaque spectacle comportera 7 oeuvres. La saison débutera le 13
octobre par le très attendu Samson et Dalila de l’Italien Damiano Michieletto avec les stars Anita
Rachvelishvili et Aleksandrs Antonenko. Parmi les événements de cette saison, notons également
le 15 novembre, Les contes d’Hoffmann mis en scène par Robert Carsen, avec Ermonela Jaho, Kate
Aldrich et Sabine Devieilheou, Le Lac des Cygnes le 8 décembre, ou Cosi Fan Tutte, mis en scène
par la chorégraphe belge Anne Teresa de Keersmaeker, le 16 février 2017.

Formulaire d’abonnement
Jeudi
16
19H30
Février 2017
Così Fan Tutte
Composition
Wolfgang Amadeus Mozart
Direction Musicale
Philippe Jordan
Distribution
Fiordiligi : Jacquelyn Wagner Dorabella : Michèle Losier Ferrando : Frédéric Antoun Guglielmo : Philippe Sly Don Alfonso : Paulo Szot Despina : Ginger Costa-Jackson
Genre
Ballet

Provoqués par Don Alfonso, vieux philosophe cynique, deux jeunes idéalistes décident de mettre à l’épreuve la fidélité de leurs amantes. L’amour leur infligera une amère leçon : ceux qui se croyaient phénix et déesses se découvriront corps désirants… Nous sommes en 1790, un an après la Révolution française, lorsque, pour ce qui sera leur dernière collaboration, Mozart et Da Ponte choisissent de mener cette expérience amoureuse et scientifique. Étrange musique que celle de ce Così fan tutte, complexe dans sa symétrie, souriante et pourtant d’une mélancolie presque sacrale. Étrange musique dont chacune des notes semble destinée à nous faire accepter la perte – perte du paradis, perte de la jeunesse, perte de l’être aimé – pour dessiner un monde où tout se transforme, tout est mouvement. Ce laboratoire de l’érotisme ne pouvait qu’inspirer Anne Teresa De Keersmaeker, chorégraphe, qui excelle à rendre visible sur scène la géométrie profonde des oeuvres. Avec six chanteurs doublés de six danseurs, elle met en scène le désir qui unit et sépare les êtres, pareil aux interactions entre les atomes qui, quand elles se brisent, rendent possibles de nouvelles liaisons.

Jeudi
23
19H30
Mars 2017
Le Songe D’une Nuit D’été
Composition
George Balanchine
Direction Musicale
Simon Hewett

Nombreux sont les chorégraphes qui ont puisé dans l’oeuvre de Shakespeare la matière dramatique de leur ballet, à commencer par Jean-Georges Noverre, ardent défenseur du « ballet d’action », et Marius Petipa, premier à utiliser la musique de scène de Mendelssohn. En amoureux de cette partition, George Balanchine ne pouvait faire exception. Ainsi, en 1962, il crée pour le New York City Ballet sa version de la comédie de Shakespeare. Fidèle à son vocabulaire qu’il mêle à une subtile pantomime, il déroule en deux actes et six tableaux une intrigue sentimentale complexe. Autour de Thésée, duc d’Athènes, et d’Hippolyte, reine des Amazones, s’entremêlent une querelle domestique entre le roi des elfes et la reine des fées, l’intervention du facétieux Puck et de son philtre magique ainsi que celle d’une troupe de comédiens amateurs. Le dénouement sera célébré à la manière d’un grand divertissement virtuose. Avec Le Songe d’une nuit d’été, c’est un des rares ballets narratifs de George Balanchine qui fait son entrée au répertoire du Ballet de l’Opéra national de Paris dont la réalisation des décors et costumes a été confiée à un autre magicien de la scène, Christian Lacroix.

Mardi
25
19H00
Avril 2017
La Fille De Neige
Composition
Nikolai Rimski-Korsakov
Mise en scène
Dmitri Tcherniakov
Direction Musicale
Mikhail Tatarnikov
Distribution
Snegourotchka : Aida Garifullina Lel : Rupert Enticknap Kupava : Martina Serafin La Fée Printemps : Luciana D'Intino L'Esprit des Bois : Vasily Efimov Le Tzar Berendei : Ramón Vargas (Ténor)

En des temps immémoriaux, dans le fabuleux royaume du tzar Berendei, naquit Snegourotchka, fruit des amours de la Fée Printemps et du vieil Hiver. Protégée par ses parents de la jalousie du dieu soleil Yarilo qui promit de réchauffer son coeur lorsque, devenue adulte, elle tomberait amoureuse, Snegourotchka l’enfant de neige est confiée à l’Esprit des bois… Particulièrement attaché à cet opéra, qu’il considérait lui-même être une oeuvre de maturité, Rimski-Korsakov écrivait, plus de dix ans après sa création : « Quiconque n’aime pas Snegourotchka ne comprend rien à ma musique ni à ma personne ». Chef-d’oeuvre de la littérature populaire slave, La Fille de neige porte sur le plateau un imaginaire féerique nourri des rigueurs du climat. C’est Aida Garifullina qui prête sa voix à Snegourotchka, la direction musicale et la mise en scène réunissant deux autres artistes russes : le jeune chef d’orchestre Mikhail Tatarnikov et le metteur en scène Dmitri Tcherniakov.

Mardi
20
19H30
Juin 2017
La Cenerentola
Composition
Gioacchino Rossini
Mise en scène
Guillaume Gallienne
Direction Musicale
Ottavio Dantone
Distribution
Don Ramiro : Juan José León Dandini : Alessio Arduini Don Magnifico : Maurizio Muraro Clorinda : Chiara Skerath Tisbe : Isabelle Druet Angelina : Teresa Iervolino Alidoro : Roberto Tagliavini

« Avant la fin du carnaval, tout Rome aimera ma Cendrillon… » Ainsi s’exprimait Rossini en 1817, après l’échec de la première, persuadé que la citrouille finirait par devenir un somptueux carrosse. L’avenir devait lui donner raison. Pourtant, en passant du conte de Perrault à l’opéra, l’humble servante qui rêve d’aller au bal a perdu tous ses atours magiques : ici point de fée qui, d’un coup de baguette, transforme les souris en chevaux, les rats en cochers et les lézards en laquais. Et ce n’est pas une pantoufle de vair mais un bracelet que la belle laisse, volontairement d’ailleurs, à son prince en le mettant au défi de la retrouver. Les Lumières ont allumé leurs feux à travers l’Europe et voici que La Cenerentola se concentre sur l’essentiel : se confronter à l’altérité sociale pour retrouver, sous les haillons, la crinoline. Guillaume Gallienne, sociétaire de la Comédie-Française, réalise sa première mise en scène d’opéra.